Jour après jour, Année 2019

Hiver 2020, il est temps de mettre à jour le site…et de raconter de nouvelles folles aventures de l’atelier Toramur !

Poterie Toramur automne 2019

Hum, problème…je n’ai pris quasiment aucune note cette année… pourquoi ? parce que tout est allé très vite !

Janvier 2019 :  nous avons pris 10 jours de vacances, enfin de repos, de promenades et surtout d’interdiction absolue de se rendre à l’atelier ! Quant au marché d’Audierne, il peut bien se passer de nous quelques fois…

Poterie Toramur marché Audierne travauxPOterie Toramur Audierne marché travaux

La même place en été ! Poterie Toramur marché d'Aidierne l'été

Février-Mars : nous avons repris tranquillement la production et continuons nos cours réguliers et quelques nouveaux ;  le stock se refait doucement ;  les étagères se remplissent.

Poterie Toramur étagères pleines

Nous décidons aussi de conclure un partenariat avec l’office du tourisme du Cap Sizun.  Nous sommes dorénavant répertoriés sur leur site et décidons même d’acheter une demi-page de publicité dans leur jolie revue. Pas simple, voire impossible de choisir un visuel présentant nos deux styles propres, raku et grès, utilitaire ou pas. On se décide pour ne montrer que nos couleurs et nos pastilles. Je réalise donc cette publicité avec grand soin et l’envoie au site de l’office du tourisme.

Petite digression : j’ai un problème avec les chiffres, je l’avoue. J’en lis un mentalement et en prononce ou en écrit un autre (combien de fois mes élèves se sont gentiment moqués de moi quand je notais une date au tableau…) Ce problème persiste même avec certains que je pratique depuis longtemps ! …même 10 ans…! vous devinez…j’ai vraiment honte…j’ai omis la vérification ultime…et laissé imprimer plus de 10 000 mauvais numéros de téléphone de l’atelier Toramur…

Poterie Toramur Verres pastillés

Publicité avec le bon n° de téléphone…

Dans l’ignorance de cette énorme bourde, le temps s’étire sereinement…peut-être un peu trop…nous décidons d’essayer le marché de Tréboul le mercredi matin… et c’est reparti pour tenter de faire sa place…peine perdue, ce sera tirage au sort et emplacement  aléatoire à chaque fois. Premier marché = bulle (zéro vente) mais notre stand intéresse semble-t-il…on reviendra ! …

 En Berlingo ! Grande nouveauté de l’hiver 2019, nous offrons en effet à Titine & Co une retraite bien méritée. Titine la Twingo, & Co la remorque, laissent donc place à une belle Berlingo, aux couleurs de nos pots,  pour le plus grand bien de nos dos. Gargamelle apprécie aussi !

Avril- mai : patatras ! la saison débute. Les touristes, français, belges, allemands, suisses sont là, plus nombreux à nous rendre visite à l’atelier que les années précédentes. Certains semblent faire des descentes et pillent à tour de rôles des séries de bols, tasses et autres pièces que nous croyions avoir en quantité suffisante…

Avril est aussi le mois des JEMA, Journées Européennes des Métiers d’Art.

Nous préparons l’atelier pour pouvoir accueillir les visiteurs, prévoyons de réaliser en public une cuisson raku…mais négligeons sans doute de communiquer efficacement sur l’événement….Nous avons donc passé de bons moments avec quelques amis et connaissances ! merci à Christophe et à Virginie pour les photos.

Juin : En ce mois, jugé creux par nos collègues de marché, nous pensions pouvoir souffler un peu…rendre visite à notre amie Christelle le Dortz, céramiste sur l’ile de Sein, y passer une nuit ou deux…mais non, nous courrons toujours après le stock, et ce n’est qu’un début.

Je tourne, stresse et tournasse sans relâche et Gildas enchaine plus calmement (c’est dans sa nature 🙂 ) des séries de bols et de coupelles, parmi des statuettes toujours uniques…car il faut préparer l’été …

Juillet-août  : La saison estivale s’agrémente d’une exposition pour Gildas, à l’Atelier d’Images de Pont-Croix.

Le vernissage de ses photos, huiles et statuettes s’agrémente joliment de nos plats proposant des petits fours.

poterie toramur expo pont croix

Nous décidons d’arrêter le marché de Tréboul…l’état du stock ne le permet pas, il vaut mieux rester travailler à l’atelier…nous décidons aussi d’annuler notre présence sur le dernier marché artisanal que nous aimons beaucoup, celui de Camaret sur Mer.

Septembre : sans doute pour rompre avec ce rythme intense de production, et parce que la saison se calme un peu, Gildas décide, un matin, de se lancer dans la création d’un échiquier ! Trois semaines plus tard, voilà le résultat !

Poterie Toramur échiquier 3

Octobre : nous relâchons le rythme et profitons des derniers rayons pour nous occuper du jardin et du parking (enfin, de l’espace qui permet de faire sans trop de mal un demi-tour au cas ou une voiture aurait l’idée de s’enfoncer dans notre impasse ! )… mais l’atelier reste ouvert aux visiteurs !

Poterie Toramur parking

Novembre : il est temps de s’y remettre sérieusement, Noël approche !

Re-patatras !  Le four tombe en panne ; il ne monte plus en haute température et malgré ses efforts, c’est-à-dire, tirer du courant sans relâche, il stagne autour de 1200° toute la nuit (la facture d’électricité sera salée). On décide de changer les résistances qui auraient dû tenir normalement jusqu’à l’été 2020 sans problème…. On tergiverse un peu, testons, démontons, inspectons, remontons, commandons et installons les nouvelles résistances.

L’atelier déborde de productions sèches. Une première fournée de biscuits (un peu plus de 900°) se fait sans problèmes. Nous pouvons donc nous concentrer sur le raku…en sautant sur la moindre parenthèse ensoleillée…enfin sans trop de vent ni trop de pluie…ahhh l’automne 2019…il faut vite l’oublier ^^

Pour la deuxième cuisson à haute température, celle du grès, c’est une autre histoire.  Le four continue de stagner…grand merci au technicien de Como Céramique qui prend le temps de nous écouter et de poser le bon diagnostic : « il faut changer le relais statique » commande, attente, pose, essai…

Poterie Toramur panne four relais statique

Panique, le four fait sauter les plombs…comme ça ! au milieu d’une cuisson. À nouveau le technicien nous sauve :  » c’est rien ça ! vérifiez vos branchements, une résistance doit toucher la carcasse » re re re démontage, vérification, essai…Exact. OUF !

Dans l’histoire, nous avons quand même perdu le contenu d’un four dont les pièces avaient subi trois tentatives de cuisson de l’émail.  Résultat : de grosses bulles sont apparues au sein même de la terre, ou alors l’émail s’est paré de très nombreux retraits, c’est-à-dire d’absence d’émail…invendable…

On apprend de ses erreurs :  bien laisser refroidir les pièces avant de les recuire et recommencer en respectant une courbe de cuisson complète.

Décembre :  le four tourne à plein régime, enchainant les biscuits et les émaillages Nous sommes prêts pour les premiers marchés de Noël, mais il faudra continuer de produire afin de cuire pendant le dernier, celui de Douarnenez, sous les Yourtes, place de l’Enfer.

Jour après jour

Mai 2017

Après trois semaines d’ouverture, il est temps de faire un petit bilan sur la vie de l’atelier.

Quand on a passé plus d’un an à construire ce projet à deux, entourés seulement de nos deux charmantes voisines, Anne-Marie et Janine, pour partager de temps en temps un bon café, le changement fut radical :  l’ouverture de l’atelier Toramur au monde,  nous a fait rencontrer plus de personnes en trois semaines que nous en avions vu en 14 mois de préparations.

Voici donc quelques souvenirs de rencontres chaleureuses et bien agréables :

  • d’abord, les voisins de Toramur, de Kéringar,  voire du Loch (!) qui ont eu la bonne idée de nous rendre visite, curieux, intrigués mais surtout contents de (re)découvrir notre si belle impasse des frégates. C’est avec grand plaisir que nous avons écouté leur souvenir d’enfance de Toramur 🙂 Sur les marchés, Toramur semble aussi être le centre du monde des capistes ! C’est incroyable ! tout le monde (ou presque) qui est venu nous parler, a évoqué une grand mère, une tante, une maison…un attachement à ce village. Rien d’étonnant pour nous qui en sommes tombés amoureux dès le premier regard:)

Poterie Toramur 6 impasse

  • Nous avons aussi rencontré les déballeurs des marchés de Plogoff, Audierne et Pont Croix. Amusés sans doute par notre maladresse à ouvrir notre parasol ou à monter nos tables, ils se sont montrés néanmoins bienveillants et fort sympathiques, disposés à partager leur expérience et bons conseils : oui, rendre visible immédiatement les prix, c’est bien plus rassurant pour le client que de devoir retourner chaque poterie ^^ Mention spéciale à F. qui a su nous rassurer avec humour  lors d’un mémorable marché pluvieux à Pont Croix. Le ZERO pointé en vente ne nous a pas empêchés de passer un moment savoureux, à l’abri sous notre parasol, avec également une cliente 🙂

Poterie Toramur marché d'Audierne

  • Il y a eu également les clients et/ou observateurs qui nous ont encouragés par leurs compliments : « beau » « sweet » « chic » « ohh » « magnifiques couleurs » « original », « joliii », on prend tout ! Un ronchon en trois semaines, c’est gérable ! surtout quand il n’a pas tort : oui, un bon potier doit savoir reproduire le même pot…ce n’est pas tout d’être original…etc…On n’a pas eu le temps, ni vraiment l’envie de lui dire… on sait aussi le faire, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse le plus pour le moment …à moins que ce ne soit pour la Crêperie du Cap à Plogoff !

Les bolées de la crêperie du Cap

Au final, nous sommes ravis d’avoir réussi à toucher aussi bien des marseillais-corses que des plogoffistes, capistes, allemand, vauclusiens, brestois, new-yorkais, belges et « toramuriens » !

Et si vous avez envie de l’une de nos créations, faites donc comme cette dame au marché d’Audierne qui a incité son homme à lui offrir son cadeau d’anniversaire, ici et maintenant ! peu importe qu’il ait lieu en octobre, peu importe le prix, ce n’est pas son problème, elle veut son gros chat bleu :))

Gros chat bleu mer

Jour après Jour, Année 21

En ce début d’année 22, il est temps de se replonger dans le passé impair et morose. Je n’ai pris aucune note ! rien, nada, néant….il faudra se contenter de ma mémoire et se passer des bons mots des clients, drôles ou blessants….il y en a eu, c’est sûr….mais ils resteront aux oubliettes….pas plus mal…

Seuls trois événements demeurent

DU MATOS PRO À GOGO

Nous avons été contacté par Oliver d’Esquibien, potier ayant cessé son activité depuis quelques années et souhaitant vendre son matériel. Au téléphone, Gildas répète ses mots qui me font rêver…si si, je vous assure : Boudineuse, mieux encore Boudineuse Désaéreuse ! Extrudeuse murale avec embouts, Croûteuse, Tour…je sais, j’en ai un mais bon… mais aussi Calibreuse, Four Vertical électrique, Four à gaz, le tout avec de nombreux petits outils, des moules, des rondeaux et des matières premières !

Nous décidons d’aller voir cette caverne d’Alibaba en essayant de garder la tête froide et de penser à un budget maximum que l’on pourrait se permettre…état donnée la situation touçatouça….

On dépense finalement (quelle surprise !) au delà de notre budget maximum…et en moins d’une semaine, l’atelier et ses dépendances sont réorganisés pour accueillir tout ce beau monde. Nous avons fait une très bonne affaire….et même si nous n’utilisons pas encore tout aujourd’hui, nous savons que certains outils sont là et nous ouvrent encore un nouvel espace de créativité.

UNE GROSSE ARNAQUE

À la même période, nous avons aussi été contactés par Maison & Jardin, nous proposant la publication d’un reportage sur notre travail, dans le cadre d’un numéro spécialement consacré à la céramique artisanale …L’année commence bien ! C’est flatteur !

Même si je me méfie un peu (trop peu), les termes du contrat semblent clairs. Je reçois par mail un lien vers un extrait du dernier magazine, un questionnaire plutôt complet permettant au rédacteur d’écrire son publi-reportage, les tarifs, limpides, pour une ou deux pages, « tarifs avantageux puisque le magazine a besoin de nous » pour ce numéro spécial, N° 61, devant paraître de mi Mars à Mi Mai 2021, en France, Belgique et Suisse.

CE QUE L’ON CROYAITCE QUI FUT
Magazine Maison & Jardin (objet du 1° mail) Maison & Jardin Actuels ….
et ça change tout
Numéro spécial consacré à la céramique artisanale Ni numéro, ni dossier mais 1 « Sujet » de TROIS pages sur 330 !
Parmi 27, dont « Dedans, dehors, les protections solaires…mais pas seulement ! » , « Vous avez dit « meuble »…quels meubles ? « , ou encore « Jeux et passions : ou l’art de passer d’agréables moments « …
Magazine de déco basique avec quelques pubsVéritable recueil de publicités à 70 %
Publication en kiosque de Mars à Mai 2021
Publication avril-mai 2021…
Malgré nos recherches, nous n’avons jamais trouvé ce magazine en kiosque !
À croire que seuls les dupés reçoivent leur numéro !
1000 € pour un retour forcément positif !
Ne riez pas, on avait même peur qu’il soit trop important, en nombre de visites, de coups de téléphone ou même de commandes !
Nous n’avons eu AUCUN retour
Personne ne nous a JAMAIS parlé de ce magazine

Sinon, la pub est belle …mais c’est cher payé pour un ego flatté, même deux.

UNE BELLE EXPO AVEC REKUIYO CORPO

Nous avons rencontré Frédéric, jeune graphiste et tatoueur du Cap sizun, sur le marché artisanal de Pont Croix en septembre 2020 et avons gaiement échangé sur nos points communs, le plus évident étant celui du dessin, qu’il soit sur papier, peau ou pot.

Retrouvez le site de Frédéric ici Rekuiyo Corpo ; il y a aussi son FaceBook et Instagram

Nous avons rapidement décidé de travailler ensemble sur le projet d’une exposition commune où nous choisirions parmi ses dessins sur le thème de la mythologie nordique, ceux qui pourraient prendre une autre dimension sur la céramique.

Gildas a donc passé une bonne partie de l’hiver et du printemps à fabriquer les tampons…certains destinés à un usage unique, d’autres à une série de trois, ou de dix maximum. On voulait vraiment garder cet autre point commun : le goût de la pièce unique. C’est le cas pour les sculptures de Gildas et les tatouages de Frédéric…bon, certes moins pour mes tasses ! Nous parvenons à réaliser pour fin juin une soixantaine de pièces

Bernard et Marie de L’atelier d’images de Pont-Croix ont accueilli notre travail pour la première exposition de l’année, en juillet 21.

Et pour ceux qui n’ont pas pu la visiter, une petite vidéo 🙂

Pour finir une anecdote me revient…

– « Non mais vraiment ? Ça intéresse vraiment les gens ? pointant dédaigneusement « Où est Charlie ? Spéciale Pandémie »…

– Oui Madame…

– Non, mais vraiiimenttt, Y a des gens qui achètent ÇA ?

– Oui oui, ne vous inquiétez pas pour nous…

– Non, mais vraiment ?  » …

Tous les Bonzommes de Gildas

Retrouvez Les BonZommes à adopter dans La Boutique Artisanale

Ils méritent bien un article à part…Ils finissent par prendre trop de place dans la simple catégorie des grès…Gildas n’aime pas trop les expliquer, mais sachez que le titre explicite parfois leur sens…mais d’abord LE JEU D’ÉCHEC

Les très très gentils contre les très très méchants

Ensuite, Les Bonzommes créés en 2021.

Deux nouveautés : du jaune et du grès noir

Enfin, dans le désordre, ceux créés entre 2017 et 2020 : les mignons, les dingues, les lugubres, les absurdes, les graves… !

Jour après Jour Année 20

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais en 2020 il y eût une pandémie (plaisir…certes illusoire.. de l’évoquer au passé !)

Celle-ci eût nécessairement des répercussions sur notre travail … mais je vous rassure tout de suite, La Poterie Toramur se porte bien, malgré, autant se débarrasser immédiatement de La question économique qui préoccupe tout le monde, une baisse du chiffre d’affaire de 16 %.

UN HIVER MARQUÉ PAR LA CHIMIE

Le début d’année a été marqué par un contrôle, sur un marché artisanal, de la Direction Départementale de la Protection des Populations, histoire de nous rappeler les règlementations européennes quant à l’étiquetage des prix et des caractéristiques de chacune de nos créations.

Il aurait donc fallu indiquer de manière visible et indélébile, sur chaque pièce concernée, autrement dit le raku, le pictogramme indiquant qu’il ne peut être mis au contact de denrées alimentaires. Sur notre stand comme à l’atelier, le raku est séparé du grès, et les échanges que nous avons avec nos clients nous permettent toujours de rappeler le caractère décoratif du raku, même aux irréductibles de la vaisselle d’inspiration japonaise…

Il nous faut aussi prouver par des analyses au protocoles rigoureux dans des laboratoires spécialisés que nous n’utilisons pas de produits interdits, plomb et Cadmium, dans nos émaux. Dans la règlementation qui concerne exactement de la même manière les grandes industries de la céramique, chaque émail appliqué dans chaque forme (plat, bol, coupe, assiette…) doit être testé. Nous savons que ces éléments ne figurent pas dans nos recettes, mais il faut le prouver ! Tests réussis bien évidemment…

UN CONFINEMENT PRINTANIER … l’occasion :

  • de nous reposer…bien obligés quand la créativité n’est pas toujours au rendez-vous, faute d’échanges bienveillants avec nos clients. Leurs regards, remarques, appréciations mais aussi concrétisation de tout cela par un achat, nous sont apparus définitivement comme indispensables à notre désir et à notre capacité de créer. Heureusement, il y eut quelques commandes spécifiques nous encourageant à mettre nos mains dans la terre, malgré le calme plat de l’atelier.
  • de nettoyer l’atelier de fond en comble ! vider toutes les étagères et les placards, trier leur contenu, dépoussiérer le tout, ranger les outils, réorganiser quelques tiroirs… et même fabriquer une vitrine ! voilà voilà …ça c’est fait…
  • de recycler de la terre ! nous gardons tous les restes d’argile depuis maintenant quatre ans dans de gros sacs qui s’empilent…dans le but de les recycler grâce à un long et fatigant processus de ré humidification, malaxage sur plaque de plâtre et remise en forme par la tête de bélier de chaque kilogramme… il reste encore beaucoup de sacs !
  • de fabriquer des litres et des litres de chacun nos émaux…afin de ne pas tomber à sec en pleine saison touristique… ça occupe bien !
  • de venir enfin à bout de ce jaune qui aura été à ce jour, le plus long et le plus difficile à mettre au point ! Il avait en effet tendance à virer pisseux ou caca d’oie…c’est bon, je le tiens !
  • et bien sur de refaire un bon stock, misant ainsi sur l’inconscience optimiste de Gildas mêlée à mon inquiétude indécrottable quant à une réelle reprise normale des ventes…

UN ÉTÉ DÉ BOR DÉ

Juin a marqué la vraie reprise des marchés, celui d’Audierne le samedi matin particulièrement, où tous nos copains, connaissances, clients fidèles ou occasionnels sont venus gentiment nous saluer avec inquiétude « Et vous ? ça va ? », comme surpris pour certains de nous voir encore là. Je fus frappée à cet égard par le comportement bienveillant de la plupart : réelle inquiétude apaisée parfois par un achat ouvertement militant, « on n’a pas besoin d’un vase ou d’une tasse, mais il faut que les affaires reprennent !  » ; frappée aussi par l’inquiétude feinte d’autres. Le regard fuyant pose la fameuse question mais se fixe au loin, sur les achats nécessaires, comme pressé par une irrésistible obligation de vite remplir le frigo. Il n’ose donc effleurer l’étal d’objets non essentiels, effrayé à l’idée de laisser croire qu’il pourrait envisager de se laisser tenter par du dispensable ! on le rassure au plus vite afin de se débarrasser promptement de sa gêne mal dissimulée. La question finit par nous agacer à la longue. NON ! nous ne sommes pas mourants ! oui, merci, ça va très bien !

Marché artisanal de Camaret sur Mer

Nous avons préféré poursuivre les cours pendant les vacances d’été, histoire d’assurer un petit revenu au cas où il n’y aurait pas de retour à la normale…je vous préviens, chers élèves ravis de la situation, ce sera la dernière fois ! Nous n’avons pas aimé être dans l’obligation de délaisser nos élèves pour s’occuper un temps des visiteurs, et vice-versa ; ni de faire attendre des groupes de clients à l’extérieur, les invitant à patienter… nous n’étions pas trop de deux pour faire la circulation, accueillir, expliquer notre travail, emballer les achats, tout en surveillant et conseillant les élèves sur des aspects techniques… bon… il n’y a pas de photos de ces scènes hallucinantes… on se demande pourquoi ^^

Vous l’aurez compris, malgré l’annulation de quasiment tous les marchés d’artisans, nous avons dû vaillamment courir après le stock entre deux cours…même le four n’en pouvait plus d’enchainer les cuissons !

QUELQUES ANECDOTES estivales RIGOLOTES … vraiment ?

  • Un couple à l’atelier débarque en plein cours ; Madame regarde vite fait les étagères, pendant que Monsieur se passionne pour le travail d’un de nos élèves, ce qui nous agace forcément un peu… Coup de grâce ! en sortant, il demande à Madame de traduire un propos que nous avions bien compris et qu’elle se fait un plaisir de nous rapporter « Ce qu’il a préféré ici, c’est l’oeuvre de votre élève ! »
  • Je trouve que c’est son droit le plus absolu…mais je ne conprends pas un tel manque de tact !
  • Sur le marché nocturne d’Audierne, une dame s’intéresse à nos bols en raku. Gildas lui explique la technique en prenant en main l’un de ses pots pincés, un chawan…s’exclamant « Oui, mais là, c’est plus ambiance maternelle !!! « , vexé mais bienveillant « je ne sais pas comment je dois le prendre… », moi, hargneuse « Mal, forcément ! » Elle semble à peine confuse contrairement à l’adolescente qui l’accompagne ! Moralité de l’histoire ? ne pas se fier aux premières impressions : cette dame nous rendra visite à l’atelier et repartira avec de nombreux sacs, s’exclamant « Ah vraiment, vous m’avez conquise !!! »
  • Un randonneur passe par là, ce qui arrive régulièrement, nous sommes tout prêts du GR 34. Il entre dans l’atelier, fait un tour rapide, s’arrête sur Mille sabords : « C’est quoi ? un attrape poussière ?  » Nous avons à peine le temps de lui proposer deux autres hypothèses, entre objet décoratif et pièce artistique… qu’il sort !

NOTRE PREMIER MARCHÉ DE POTIER !

Comme nous ne vivons de notre passion que depuis 2016, et que nous n’avons aucun diplôme en ce domaine, nous souffrons parfois du syndrome du charlatan. Nous n’avons donc pas chercher à intégrer un marché de potiers trop tôt, le temps de faire nos preuves sans doute. Nous avons été invités par L’association Beauséjour pour participer à celui de Landevennec qui a la particularité de proposer un parcours dans les jardins de particuliers accueillants chacun un céramiste… tentons ! Lors du pot d’accueil, le premier jour, j’ai l’impression désagréable (Gildas dit que je suis parano…) d’être les nouveaux que l’on jauge… peu importe ! nous vivons d’heureuses retrouvailles avec Catherine (son site ici) notre professeure adorée de Ploumoguer. Nous avons reçu un accueil on ne peut plus chaleureux de nos hôtes qui nous laissent exploiter leur terrasse à notre convenance. Une fois installés, nos doutes et inquiétudes se dissipent vite : le temps passe vite, nous faisons de belles ventes, nous sommes céramistes !

UN AUTOMNE RECONFINÉ

Rien à signaler, nous nous reposons un peu, remplissons à nouveau les étagères, nous consacrons aux nombreuses commandes prise durant l’été et préparons mollement Noël…

UN NOËL À L’ATELIER

Tous les marchés de Noël sont annulés les uns après les autres… Nous devrons nous contenter du marché hebdomadaire d’Audierne qui a la bonne idée de mettre de l’ambiance avec une bande sonore noëlesque joyeuse et variée (enfin si on oublie celle de Cabrel…C’était l’hiver, consacrée au suicide d’une jeune femme qui ne croit plus en rien…) Bon ! On y croit ! mais si mais si ! Nous avons financièrement de quoi tenir… même si nous avons aussi besoin des ventes de Noël pour vivre jusqu’à la saison prochaine ! Une fois de plus, nos clients nous étonnent : ils viennent à l’atelier, passent des commandes ; les plus éloignés ne craignent pas de payer des frais d’envoi … Je deviens la reine de l’emballage grâce aux boites d’oeufs que je récupère partout !

À suivre…

Jour après jour ÉTÉ 18

L’article de l’été sera consacré aux clients. Je n’aime pas ce mot, mais « admirateur« ,  ça fait trop pédant, et  « consommateur« …non impossible ! Bref… J’ai déjà dit à quel point leur regard et commentaires nous manquaient lorsqu’une partie de nos créations se trouvaient loin de nous, en boutique.

  • Il faut dire que sur les marchés, leur langage corporel est amusant à  observer. On peut même prédire s’il va se laisser tenter ou pas….je vous laisse deviner :

Il regarde le stand en continuant de marcher, parallèle à lui …

Il s’arrête mais ses pieds restent dans le sens de la marche …

Il s’arrête et ses pieds sont perpendiculaires au stand ….

À notre « Bonjour ! », il fait un pas en arrière…

Pressé,  son regard croise une poterie alors qu’il est entrainé dans sa course. Il s’arrête net un mètre après le stand,  son cou enjoint le reste de son corps à faire demi-tour …

Puis il y a ceux qui donnent tort à nos prédictions : celui qu’on n’a pas vu venir, qui attrape déjà un objet et nous le tend pour l’emballer…

Une chose est sûre, le sens de certaines petites phrases qui annoncent « je ne vais rien acheter » :  « Vous êtes là la semaine prochaine ?  » ; « On peut vous voir à l’atelier ?  » ; « En tous cas, c’est très beau !  »

  • Quand nous y pensons, nous demandons aux clients de nous envoyer une photo de leur achat en situation chez eux. On adore ! C’est souvent très surprenant de visualiser ce que l’on a crée dans les moindres détails, dans un autre contexte !

Mention spéciale à Marie Maussion qui fait toujours de très belles photos…et souvent avec des chats : regardez ici

Ce diaporama nécessite JavaScript.

  • `Un autre aspect s’est considérablement développé : les commandes. La première a été celle de Virginie de la Crêperie de Cap de Plogoff qui dès la première semaine de notre ouverture, en mai 2017, nous a fait confiance pour lui fournir une trentaine de bolées revisitées, les Gobolées. L’année suivante, ce fut le tour des assiettes et des coupes à glace.

Il y a les commandes qui correspondent à ce que nous faisons déjà, mais le client souhaite une couleur différente, un motif particulier pour faire un cadeau personnalisé, ou tout simplement un grand nombre de pièces.

Poterie Toramur plaque Ti Karr

Plaque raku pour maison

Il y a aussi les commandes inattendues, d’objets que nous ne proposons pas vraiment, mais dont le client a envie. C’est alors un défi amusant à relever…à condition qu’on laisse une belle marge de liberté à notre créativité !

Voilà ! Au plaisir de vous voir à l’atelier et au plaisir redoublé de vous voir revenir 🙂

Jour après Jour Printemps 18

L’ATELIER TORAMUR A UN AN ! Alors que je pensais ne plus pouvoir raconter grand chose, après les quatre articles précédents :

Jour après jour

Jour après jour Juin 17

Jour après jour Juillet-Août 17

Jour après Jour Automne 17 Hiver 18

il s’avère que SI :

  • Tout d’abord, l’aventure de la mise en vente de nos objets en boutique.

Nous avons été contactés sérieusement par deux personnes intéressées par nos créations : un salon de thé et une boutique d’artisans. Flattés, nous avons accepté de produire davantage, pour présenter un stock raisonnable de mugs, bols et breloques pour l’une et une compilation variée d’objets, grès et raku, pour l’autre.

Poterie Toramur Breloques

Après l’enthousiasme initial, la remise émouvante de nos objets, direction Brest, ou leur installation minutieuse  en boutique au Guilvinec, nous nous sommes sentis désemparés…quoi c’est tout ? c’est fini ? Tout ce travail pour quasiment doubler notre stock et puis plus rien ?

Silence radio de Brest. Nous ne savons pas comment se comportent nos godets, s’ils plaisent, s’ils sont invisibles, s’ils se vendent…Nous finissons par nous lasser de demander des nouvelles. Quelques évidences s’imposent :  nous ne fabriquons pas une marchandise majeure et vaccinée ;  nous nous inquiétons du sort de nos créations ; nous avons besoin du contact, du regard et des remarques des clients potentiels. Et puisque on n’a aucun retour sinon quémandé, et bien tant pis ! Tout le monde rentre à la maison ! fin de l’aventure brestoise.

Trop peu de ventes au Guil. En deux mois, il ne s’est pas passé grand chose, sinon, lorsque nous étions présents à la boutique, à l’occasion d’une inauguration ou d’un marché dominical.poterie-toramur-vitrine-guil.jpg

Premier constat : Nos créations ne sont ni autonomes ni matures. Elles semblent avoir besoin de nous pour rencontrer leur futur propriétaire. Ça tombe bien, on a déjà compris qu’on était des potiers-poules !

Deuxième constat : ce rapport d’obligations vis-à-vis de la boutique, de paperasse à signer, de sous-entendus sur ce que nous pourrions mieux faire ou différemment pour vendre davantage…ce n’est pas pour nous !!! La décision de retirer nos pots est prise le temps d’un retour Guilvinec-Plogoff et tant pis si la saison est sur le point de commencer avec sans doute plus de ventes.

Enfin libres ! ( enfin re) …Bon d’accord vous pouvez encore trouvez à ce jour quelques créations à Ty délices, épicerie fine de la pointe du Raz, mais nulle contraintes ni obligations, ni nouvelles régulières d’ailleurs ! c’est pas grave, c’est pour un ami 🙂

 

  • Autre « aventure » marquante : la rencontre du potier-amateur-copieur

Quel plaisir de recevoir sur l’étal, l’amateur-fouineur-piqueur d’idées….Un jour, ça a commencé par l’attaque en règle de l’épouse : « Oh regarde, tu peux me le faire ça ?  » « ouiiii….je peux faire

– Ah ? vous tournez ?

– non ! mais je compte faire un stage, je suis dans un club de 15 et il y a un tour alors…J’étonne même ma prof avec ce que je fais ! regardez … » S’en suivent trois minutes de recherche sur le téléphone pour me montrer ses créations.

Je l’avais déjà remarqué, l’amateur passe plus de temps à montrer ce qu’il sait faire qu’à s’intéresser à ce que l’on propose….sauf s’il peut piquer 2-3 idées au passage, enfin 2-3…ce jour là ce fut : l’anse des mugs, les petites tasses à café, les tortues, et globalement le style pastille et la façon dont Gildas fabrique nos propres empruntes…

Je n’invente rien ! l’amateur fouineur n’a peur de rien, et scrute vos objets pour tenter de les reproduire. Naïvement, il pose des questions sur les processus de fabrication que vous avez mis pas mal de temps à mettre au point. Innocemment, il veut savoir, sans se rendre compte que le potier professionnel vend et vit grâce à son style propre, fruit de son travail et de ses recherches. Je lui explique donc cette différence entre l’amateur, même talentueux et le professionnel, et j’ai même le souvenir de ne pas avoir pu cacher une pointe d’agacement dans la voix. N’importe qui l’aurait entendu ! Explicitement,  je lui ai demandé de ne pas piquer toutes nos idées…

– Ah non non ! Je m’inspiiire seulement ! et j’ai acheté beaucoup de pièces à ma potière et elle m’inspire forcément…Je peux prendre une photo de  votre stand ? Mon message sans doute trop crypté n’est donc pas passé…je refuse pour la photo mais le renvoie au site où pensais-je, il pourra pomper sans vergogne,  mais sans moi, à côté à fulminer ! Grrrrrr

Je me suis dit que je prenais tout ça trop à coeur, que j’avais rencontré d’autres amateurs auxquels j’avais donné des trucs et que ça ne m’avait posé aucun problème ! alors pourquoi cet homme m’avait vraiment tapé sur les nerfs ?

Ma liste non exhaustive de traits de caractère allergogènes :  l’autosatisfaction béate de l’égocentrique, le sans-gêne, le narcissique désinvolte dont l’assurance confine à la bêtise. Ahhh ça va mieux en le disant !

Si je résume, j’ai demandé à ce monsieur, avec un ton sec et légèrement agressif,  tout à fait perceptible, de ne pas tout copier, de comprendre que ce style est ce qui nous fait vivre (avec le sous entendu de la possibilité de l’achat, prix de départ : 10 €…) et pourtant…

Le lendemain après midi, il nous rend visite à l’atelier…et le même manège recommence : les photos de ses créations, l’observation minutieuse de nos outils avec questions sur les processus de fabrication de certains objets … tout est passé en revue pendant au moins une heure !

Je ne disais Rien, j’ai laissé lâchement Gildas le gérer.  Au bout d’un moment, étant donné que j’avais préparé rageusement 22 boulettes pour tourner des petites tasses (généralement, j’en prépare 6, je monte tourner sur la mezzanine et je redescend en préparer d’autres pour tourner autre chose…il faut varier les plaisirs !), j’annonce :

« désolée, je vous abandonne, mais j’ai du travail …

– Ah bon ??? vous travaillez ??? »      ARRRRRGGGGGG

giphy

 

 

 

 

Jour après Jour Automne 17 Hiver 18

Le temps s’est-il contracté au point que nous sommes passés de l’été aux premiers jours de mars sans que j’ai trouvé le temps de vous raconter la suite des aventures extraordinaires des potiers de Toramur ?

Il s’en est passé pourtant des épisodes passionnants ! Me voilà obligée de les résumer à grande vitesse… mais en fin de liste, il y aura une pause pour LA nouveauté de cette période : les élèves et leurs créations.

Donc, dans le désordre :

  • Des marchés de noël à gogo. Du 25 novembre au 24 décembre, nous les avons enchainés chaque week-end. Perdus dans un immense hangar entre la dégustation de Rhum et de confitures, bien seuls dans un manoir en raison d’une communication sans doute défaillante, ou dans un autre (mais jusqu’à 17H seulement) à cause de l’hommage en direct rendu au héros national, nous avons surtout passé de très bons moments grâce à la rencontre de nouveaux visages, organisateurs, clients ou artisans que ce soit à Loctudy, à Plonéour-Lanvern, à Plabennec, au Guilvinec, à Cléden ou à Douarnenez. Nous en avons profité pour améliorer notre étal…il était temps ^^

Poterie Toramur Noel LoctudyPoterie Toramur Noel Plonéour Lanvernpoterie Toramur Noel Douarnenez

  • Trois panneaux bleus merveilleux. Pour ceux qui ont suivi la saga des panneaux, l’épisode final a eu lieu le 11 janvier. Une fois reçus, les agents municipaux les ont installés sans tarder. Bonne année !!!

Poterie toramur panneau Cpoterie Toramur panneau A

Poterie Toramur panneau B

  • Des remarques désobligeantes hilarantes. Certaines personnes ne croient pas vraiment à notre projet, visiblement parce qu’elles ne sont pas sensibles à la poterie en général… enfin c’est ce que je préfère croire pour pouvoir en rire…après. Imaginez un instant entendre  : « Ça marche vos petits turcs ? pardon (gros rire) vos grands trucs ? » ou encore « ça marche vos bibelots là ? » / on respire, on sourit et on répond « oui oui » / « ah bon ??? »
  • Les élèves et leurs créations. Les cours ou accompagnement créatif ont commencé en septembre 17 de manière assez timide. Quelques aventuriers ont osé essayé mais surtout nos deux fidèles et indéboulonnables stagiaires, Marie et Yvonne,  avec lesquelles nous passons d’excellents jeudi après-midi à soutenir leurs projets innombrables, en n’oubliant jamais de bien rigoler 🙂Poterie Toramur Marie et YvonneAujourd’hui, les élèves sont bien plus nombreux et l’agenda des rendez-vous, tenu rigoureusement pour satisfaire tout le monde, à savoir à ce jour : Jeanne, Damien, Valérie, Mia, Pierre, Jannick, , Élise, Manu, Nicole, Louise, Marielle, Ludivine, Jeanne-Thérèse, Cyriac, Calista, Delphine, Péroline, Florence, Yann, Donna, Camille, Martine, Zélie, Quentin, Valérie et Noémie, pour le moment…sans oublier Douna et sa fille bientôt. Voici la frimousse de certains :

    Et surtout voici certaines de LEURS OEUVRES. Admirez !

Poterie Toramur Créations élèves

Poterie Toramur créations d'eleves

Si vous souhaitez vous lancer, avec ou sans projet, avec ou sans expérience, venez donc tâter de la terre avec nous ! C’est par ici 🙂

 

 

Jour après jour Juillet-Août 17

Notre vie de potiers de Plogoff s’est à nouveau enrichie lors de cette première saison touristique.

Je vous l’avais promis en juin 17, il y aura des larmes retenues, du danger, un passage dans la 4° dimension (au moins) mais aussi des retrouvailles chaleureuses….sans oublier le démarrage de La saga des panneaux sur la départementale 784 !

Même si nous effectuons cinq marchés hebdomadaires, l’atelier est ouvert au public tous les après midi et il est important que les rares personnes intéressées puissent nous trouver facilement en passant par là :

Poterie Toramur Plan d'accès

Il ne faut pas se leurrer, les personnes faisant un détour pour voir de la poterie ne sont pas nombreuses, et ils ont besoin de quelques indications claires pour ne pas changer d’idée en cours de route ^^

Dès le mois de mai nous nous sommes renseignés auprès de la mairie pour connaitre réglementations et procédures. Nous nous mettons d’accord pour trois panneaux officiels à installer sur la départementale et avons le droit d’en placer sur les chemins de Feunteun Yen, Keringar, Toramur et Kernévez. Nous choisissons ces derniers, petits et sobres. Comme nous devons attendre que l’entreprise qui fabrique les panneaux officiels nous envoie un devis et que cela tarde déjà, la mairie nous laisse mettre quelques panneaux sur la départementale fin juin.

POterie Toramur panneau 2