Jour après jour, Années 24-25

Avec pas mal de retard, c’est peu de le dire, voici le résumé de deux années passées

Dans l’ordre, plus ou moins sur 24 mois… il y eut :

  • Des vacances inspirantes…mais Où ? quel suspens !
  • La création d’un nouveau stand… à mort le plastique !
  • Une réalisation à quatre mains…
  • LE DOSSIER ou ce dont on se serait bien passé…
  • Les nouveaux pensionnaires de l’Atelier

Des vacances inspirantes

Pas de panique, il n’y aura pas de session diapo de nos vacances ici, mais seulement quelques photos de nos séjours au JAPON (ouiiiiii) en rapport avec l’atelier.

Nous n’avons pas spécialement cherché à visiter ateliers ou boutiques de poterie, cependant la céramique nous a semblé omniprésente à Tokyo ou Kyoto, ne serait-ce que par la petite vaisselle utilisée dans les restaurants, quelque soit leur standing. Elle se démultiplie pour proposer ces bouchées exquises, et désolée si les photos vous donnent faim :

Au retour, je me suis ainsi amusée à tourner quelques petites coupelles japonisantes.

Ce qui fut particulièrement revigorant, c’est d’observer la valorisation de l’artisanat en général et de la céramique en particulier, considérée là-bas comme un véritable Art et non pas comme un loisir, ainsi qu’on peut parfois l’entendre en France … par exemple lorsqu’un visiteur nous dit que lui aussi en a déjà fait… en maternelle…

On croise ainsi, au hasard de nos déambulations, de nombreuses boutiques de céramiques manufacturées qui nous émerveillent néanmoins !

Nous avons surtout rencontré, dans son atelier à Kyoto, un maitre potier et son apprentie avec lesquels nous avons pu échanger grâce aux quelques phrases prononcées par Gildas en japonais, 私たち二人とも陶芸家でもあります. (Watashitachi futari tomo tōgei-kade mo arimasu.) ( Nous sommes nous aussi tous les deux potiers). Le traducteur de L’I phone a facilité la suite de la conversation !

Nous avons aussi été émus de trouver dans une ruelle de Kyoto, l’origine d’un motif que Gildas avait reproduit en tampon dès nos débuts à Plogoff.

Bon, il est temps de revenir à l’atelier ! mais avant une petit goûter à Kyoto 🙂

La Création d’un Nouveau Stand

Tant d’harmonie nous a sans doute convaincus de nous débarrasser du plastique de nos tables d’exposition. Nous avons donc rapidement opté pour le moins pratique, en terme de poids et de rangement dans la voiture, mais mazette, quelle beauté que l’association du bois et de la céramique !

Une réalisation à Quatre Mains

En plein coeur de l’été 2024, nous avons cru être contraints de créer une pièce spécialement conçue pour participer à une exposition à Esquibien. Nous avons donc décidé de la réaliser ensemble, pour partager le travail en cette période particulièrement intense pour chacun de nous mais aussi pour la rendre forcément unique puisqu’il me semble que nous n’avons dû réaliser pas plus de cinq pièces utilitaires conjointement (tournage et déco).

Nos deux imaginaires ont rapidement trouvé un lien sur la carapace d’une Tortue Monde

Une fois passée de mains en mains, elle finit par naître sans encombre (imaginez le soulagement pour chacun de nous de ne pas avoir gâché le travail de l’autre !), et trouver sa maison en Normandie 🙂

Petite pause ou travail dans le Jardin ?

Les fèves de Janvier 2025

LE GROS DOSSIER ou ce dont on se serait bien passé…

Dossier four Partie I : Mars – Juin 25

Voilà ce qui nous a occupés et préoccupés quasiment toute l’année 2025. Depuis un moment, notre four de Como Céramique défaille. Il s’avère être un bon four pour amateur éclairé mais nous, nous l’avons surexploité depuis 9 ans, lui imposant en moyenne deux cuissons par semaine et un changement de résistances chaque année pour tenir le rythme. Résultat : toutes ses briques réfractaires, du couvercle et des parois s’effritent et se fissurent, au point de venir parfois se coller à l’émail nos pièces, les rendant invendables. Gildas parvient à recoller les fissures du couvercle et nous protégeons tant bien que mal les pièces d’un effondrement potentiel…au mieux, de miettes. Mais le four patine à monter en température…il est en fin de vie, il va nous lâcher, on ne peut pas se le permette…la saison approche…

Il nous faut un nouveau four, c’est évident. Bon bon bon, voilà voilà. On n’a pas les sous, c’est évident. Il ne nous est absolument pas venu à l’esprit de proposer une cagnotte en ligne…dommage…peut-être. Toujours est-il qu’une Admiratrice-de-la-première-heure-Fée-Amie-Anne nous a immédiatement proposé de nous les prêter.

Lequel choisir ? Quelle marque ? Encore un monophasé ou passe-t-on en triphasé ? Peut-on vraiment changer ? À quel prix ? Peut-on avoir une vraie personne au téléphone à Enédis pour nous renseigner, bordel de nom de Zeus ?! Nous décidons de rester en monophasé étant donné qu’il faut payer un devis hors de prix pour connaitre le coût du passage en triphasé …

Bref. Après moult interrogations, tergiversations, nuits agitées, plan sur la comète onirique pour une extension idéale permettant de déménager fours, tours et tout le tralala pour L’Atelier parfait…, on se décide, on le commande, on revient sur terre et on prépare notre mini espace pour l’intégrer, avec le vieux, (si si, ça va passer).

On garde le vieux pour les biscuits ; en pleine saison, on peut ainsi enchaîner les cuissons à un rythme infernal !

Dossier Four Partie II – novembre 25

Ce merveilleux four qui consomme moins et accepte de cuire plus de pièces, plus larges, nous fait cependant des petits cacas nerveux électroniques indolores puis une grosse bouse. Pardon. Je pense ne pas avoir encore digéré « la panne qui n’arrive jamais sur un four quasi neuf », celle de la canne pyrométrique. D’ailleurs, notre vieux a encore celle d’origine…

Elle a arrêté net la courbe de cuisson d’un grès vers 900 degrés, interdisant ainsi tout rattrapage possible par une re cuisson. L’émail a en effet atteint un stade de fusion avant refroidissement (panne) qui l’empêche dorénavant d’adhérer à la terre. C’est foutu. On recuit quand même le contenu dans notre vieux four, en attendant la réparation, parce qu’on est têtus et qu’il contient aussi malheureusement des pièces d’élèves…qu’il faudra bien rendre. Voici les nôtres :

NON, ce n’est pas joli, parce que ce travail que nous souhaitons soigné est devenu totalement illisible. Pourquoi pas sur des pièces sans motif…mais là, ce n’est pas le cas, donc poubelle la semaine de travail ! (à deux) Ça tombe bien avant les marchés de Noël. On se remet au travail pour tenter de livrer les commandes (et oui, il y en a parmi cette cuisson) à temps…

Como céramique, le revendeur du four, a entendu notre désarroi et nous a promis un geste commercial (à suivre). Nabertherm, marque allemande renommée, a envoyé gratuitement la pièce que nous avons dû changer nous-mêmes mais n’a rien voulu entendre concernant une quelconque compensation pour la perte du contenu du four, je vous passe leur mauvaise foi, indigne d’être qualifiée d’argument.

Aujourd’hui le four fonctionne très bien, il est payé et remboursé. On a multiplié les cuissons et les marchés pour y parvenir en un an. Ah oui ! Gildas a aussi fabriqué un nouveau panneau pour mettre sur le bord de la route hors-saison afin d’attirer un peu plus de monde. En plein été, ce n’est pas la peine !

Les nouveaux pensionnaires de l’Atelier

Voici Momiji et Mochi qui viendront peut-être vous accueillir à l’atelier Toramur en 2026 🙂